Depuis près de 70 ans, les producteurs forestiers du Québec se tiennent debout ensemble grâce à la mise en marché collective. Ce modèle, encadré par la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche (LMMPAAP), n’est pas le fruit du hasard. Il est le résultat de luttes menées par des générations de productrices et de producteurs qui ont refusé de négocier seuls, à un contre un, face aux acheteurs industriels. Regroupés au sein de leurs syndicats et appuyés par les plans conjoints, les propriétaires de boisés négocient collectivement les conditions de vente de leurs bois, et c’est ce qui change tout.
Cette solidarité, éprouvée depuis des décennies, permet d’obtenir un prix plus équitable, de stabiliser les revenus et de faire reconnaître la valeur réelle du travail sylvicole. Elle assure aussi un cadre fiable pour l’approvisionnement de l’industrie et pour les investissements en mise en valeur de nos forêts.
La mise en marché collective est un acquis que nous avons le devoir de défendre et de renforcer. C’est le meilleur outil dont nous disposons pour protéger nos intérêts, assurer l’avenir de notre secteur et contribuer à la vitalité économique de nos régions. Cet héritage, bâti par ceux qui nous ont précédés, nous appartient.